ADEO

Quel niveau d’anglais faut-il pour travailler à l’international ?

Mon anglais me permet-il d’assumer les missions de mon poste ?

La question arrive souvent au mauvais moment. Un nouveau poste avec une filiale à l’étranger. Un entretien annuel où l’on vous demande votre niveau. Une offre d’emploi qui exige « un anglais courant ». Vous répondez « B1, je crois…peut-être B2 ». Et personne ne sait dire si cela suffit pour le travail à faire lundi matin.

Il n’existe pas de niveau unique pour travailler en anglais. Des échanges familiers et prévisibles, sur votre domaine, se gèrent souvent avec un B1. Dès qu’il faut réagir sans préparation, argumenter ou suivre plusieurs interlocuteurs, le B2 est un repère utile, pas un seuil universel. Pour négocier ou gérer un désaccord à fort enjeu, le C1 permet davantage de précision et de nuance.

Travailler à l’international ne veut pas forcément dire partir à l’étranger. Beaucoup de professionnels basés en France échangent chaque jour en anglais avec des clients, des fournisseurs ou une maison mère. Cet article s’adresse à eux.

Quel niveau d’anglais pour quelle situation de travail ?

Un même poste peut demander un anglais très différent. Un acheteur qui échange surtout par écrit avec ses fournisseurs n’a pas besoin du même anglais qu’un acheteur qui négocie en visio. Les repères ci-dessous partent donc des situations, pas des intitulés de poste.

ADEO · ANGLAIS PROFESSIONNEL

7 situations, quel niveau ?

Devinez le niveau avant d’ouvrir.

Écrire à un client ou un fournisseurLà où ça se complique : répondre vite, sans relecture, à une réclamationNiveau ?Fermer

B1 à B2

Échanger avec un fournisseurLà où je cherche mes mots : clarifier un problème urgent au téléphoneNiveau ?Fermer

B2 pour ce cas, moins pour un échange courant

Présenter l’avancement d’un projetLà où je pourrais montrer mon expertise : répondre aux questions sans préparationNiveau ?Fermer

B1+ si la présentation est préparée

B2 pour répondre aux questions

Participer à une réunionLà où je lève la main trop tard : suivre plusieurs interlocuteurs et défendre son point de vueNiveau ?Fermer
Recevoir un client étranger en audit qualitéLà où l’à-peu-près ne passe pas : répondre avec exactitude à une question imprévue sur une procédure ou un écartNiveau ?Fermer

B2 à C1

Déjeuner ou visite avec un clientLà où je souris sans avoir compris la blague : la conversation quitte le métier, l’humour et les sous-entendus arriventNiveau ?Fermer

B1+ pour les échanges simples

B2 et plus pour l’humour et l’implicite

Négocier un délai ou un prixLà où chaque mot a un prix : comprendre les réserves et formuler une contre-propositionNiveau ?Fermer

B2+ à C1

Chaque niveau vaut pour la situation décrite, avec sa difficulté. Ces repères viennent de notre expérience de formation chez ADEO, organisme de formation linguistique basé à Saint-Étienne. Ce ne sont pas des seuils officiels.

Trois éléments pèsent plus lourd que l’intitulé du poste. Le premier est la part d’imprévu. Un mail relu ou une présentation préparée n’a rien à voir avec une question inattendue en pleine réunion. Le deuxième, ce sont vos interlocuteurs. Le débit, l’accent, les formulations et l’attention de la personne en face changent tout, qu’elle soit native ou non. Un interlocuteur qui parle vite et reformule peu demande plus d’effort qu’un autre qui prend le temps de vérifier qu’il est compris. Le troisième est l’enjeu. Informer un collègue et défendre une position face à un client ne demandent pas la même précision.

Peut-on travailler en anglais avec un niveau B1 ?

Oui, dans beaucoup de situations. Le CECRL (Cadre européen commun de référence pour les langues) décrit le B1 comme le niveau d’une personne qui comprend les grandes lignes d’un échange clair sur des sujets familiers, notamment au travail, et qui peut s’exprimer simplement sur ces sujets. Au quotidien, cela permet d’écrire à un fournisseur, de suivre une réunion sur un sujet connu ou de présenter un point préparé.

Les difficultés apparaissent quand l’échange accélère. Un débit rapide, une question imprévue, plusieurs personnes qui parlent en même temps, une conversation qui s’éloigne du métier. Avec un B1, comprendre demande plus d’effort, et parfois on décroche. Prendre la parole est encore plus difficile.

On peut donc travailler avec un B1. Reste à savoir quelle part de votre poste se joue dans ces moments-là.

Un niveau ne dit pas tout

Un niveau CECRL résume plusieurs compétences, et elles ne progressent pas toujours au même rythme. On peut être B2 à l’écrit et B1 à l’oral. On peut parler de son métier avec aisance et chercher ses mots dès que le client parle foot au dessert. Si vous comprenez l’anglais mieux que vous ne le parlez, nous détaillons ce décalage dans Améliorer son anglais professionnel : retrouver son aisance à l’oral.

Se faire comprendre ne suffit pas toujours

Alexandre R. est responsable qualité et sûreté nucléaire dans un groupe industriel. Il reçoit des clients étrangers en audit qualité. L’anglais fait déjà partie de son travail. Il échange, il explique, il se fait comprendre.

Le frein était ailleurs. « Je parvenais à me faire comprendre, mais je stagnais et ne progressais plus réellement. » En audit, cette limite compte. Un client pose une question précise sur une procédure ou sur un écart, et la réponse doit être exacte. Une formulation approximative peut laisser un doute là où il n’y en a pas.

Sa formation a donc porté sur la précision. Un vocabulaire plus juste, des formulations adaptées à chaque échange, des mises en situation proches de son quotidien. « Ces exercices me permettent d’être plus précis lorsque des situations similaires se présentent ensuite dans mon activité professionnelle. »

Communiquer reste la priorité. Lors d’un audit, d’une négociation ou d’une réclamation, se faire comprendre suppose aussi de s’exprimer avec précision.

Le niveau reste un bon repère, à condition de le confronter aux missions du poste. Notre diagnostic sert à cela. Un échange oral de 15 minutes en visio avec un formateur, gratuit et sans engagement, puis un compte rendu écrit sur votre niveau et vos objectifs.

Et si votre anglais ne suit pas encore les missions de votre poste ?

Inutile de viser un palier dans l’absolu. Partez des situations qui comptent dans votre poste. L’audit, la réunion du lundi, l’appel au fournisseur qui dérape. Elles fixent l’objectif, et elles permettent de mesurer les progrès.

Nos parcours suivent cette logique. Une évaluation, l’analyse du poste, les situations prioritaires, puis un programme construit à partir d’elles. En 26 ans, ADEO a accompagné plus de 6000 professionnels. Découvrir la formation anglais professionnel

Si vous avez les bases mais peinez à les mobiliser à l’oral, Déclic in English s’adresse à vous. Ce parcours accueille des professionnels à partir du niveau B1+. Ils travaillent leur prise de parole sur leurs propres situations de travail.

FAQ : quel niveau d’anglais pour travailler ?

Le niveau B2 suffit-il pour travailler dans une équipe internationale ?

Il peut convenir à de nombreux échanges professionnels, selon votre rôle et vos interlocuteurs. Le B2 permet de participer à une réunion, de donner son avis et de défendre une position avec une certaine aisance. Les limites apparaissent surtout dans les échanges à fort enjeu, comme une négociation ou un désaccord, et dans les échanges rapides entre plusieurs interlocuteurs. Le vocabulaire de votre métier compte autant que le niveau général.

Quel niveau d’anglais pour un manager qui travaille à l’international ?

La fonction n’impose pas de niveau. Un manager qui anime des réunions, arbitre ou recadre en anglais a intérêt à viser un B2 solide, voire un C1. Un manager dont les échanges internationaux se limitent à un reporting écrit peut fonctionner avec moins. Tout dépend des tâches qu’il mène en anglais.

« Anglais courant » sur un CV, cela correspond à quel niveau ?

L’expression n’a pas de définition officielle, et chacun la comprend à sa façon. Sur un CV, mieux vaut indiquer un niveau CECRL (B2, C1…) et, si possible, une certification reconnue qui l’atteste.

Votre poste fixe le niveau à viser

Pour savoir où vous en êtes face aux missions de votre poste, commencez par un diagnostic.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut